Depuis quelques années, Tupperware a mis sur pied un programme de recyclage de ses propres objets: vous pouvez renvoyer votre vieille boîte et celle-ci sera transformée en… à ce jour seuls deux objets ont été mis en production (une raclette et un porte-bouteilles). On nous a dès lors demandé d’étoffer cette famille en tenant compte d’une contrainte majeure: à cause du recyclage (et malgré le nettoyage des pièces), les objets doivent obligatoirement être destinés à un usage non-alimentaire. De plus, ces produits ont la particularité d’être tous de couleur noire : en effet, pour unifier les centaines de couleurs provenant des objets recyclés, une charge noire (ou très foncée) est ajoutée. Une dimension importante du projet aura donc été le déplacement de l’identité et des codes propres à Tupperware – très liés à la table – vers des produits non-alimentaires « sans couleur », ce qui peut représenter un écart important dans la perception de la marque. Un range-câble, un composteur de cuisine, un kit de nettoyage DIY, un support à tablette et livre de cuisine, un pot pour plantes aromatiques, une boite à savon, un vide-poche et des patères, ont ainsi vu le jour.
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Territoires Tissés (Bénin), en ligne.
Territoires tissés est un projet collaboratif de 5 ans entre La Cambre, l’Association pour la Valorisation et la Promotion du Tissage Traditionnel d’Abomey, et l’École du Patrimoine Africain, basée à Porto Novo.
La crise sanitaire a empêché tout voyage cette année, mais le projet s’est poursuivi avec la création d’une plateforme en ligne et les premiers objets sont disponibles à la vente. Voir: https://agonglovo.com/ ainsi que le compte instagram dédié.
Cet espace de collaboration et d’échange se fait entre les étudiants design industriel, architecture d’intérieur, design textile et communication visuelle de la Cambre, les étudiants en Valorisation du patrimoine de l’EPA et les tisserands du palais du roi Agonglo à Abomey (site web sur le palais). Il s’articule autour de différents enjeux : une transmission des savoirs-faire traditionnels du tissage, une revalorisation et une redynamisation économique de cette activité artisanale.
En effet aujourd’hui la production textile locale au Bénin est devenue plus chère que celle importée d’asie et d’europe. Ce déclin d’intérêt de la clientèle locale et des touristes engendre une perte de motivation des tisserands qui ne travaillent plus que par nécessité économique sans aucun dessein créateur.
Au Bénin le tissage se transmet par la parole et la monstration. Les tissus Anciens des Rois du Dahomey se sont perdus et seul un petit nombre les doyens, maîtrisent encore ces techniques de tissage. Un des objectifs des premiers séjours fut de cataloguer tous les motifs et tissages traditionnels ainsi que leur méthode de tissage, pour ensuite permettre leur transmission au sein des tisserands du palais ou d’ailleurs.
Aujourd’hui ce sont les mêmes motifs et tissages qui sont répétés machinalement. L’accès à cette « bibliothèque » d’échantillons textiles permettra aux tisserands d’entrevoir de nouvelles perspectives de création en s’enrichissant de toute la richesse et diversité des motifs historiques.
Durant ces séjours différentes pistes de réflexion ont également été explorées: la signalétique et la communication des guides, l’aménagement d’une salle d’exposition et de vente, la mise en place de la teinture végétale directement sur le site du palais ainsi que la création d’une signature propre aux textiles tissés au palais.
Hors du frigo. Conservation et céramique.
On entend beaucoup parler de « frigos du désert » et autres solutions DYI qui seraient des alternatives au frigo électrique… mais fonctionnent-ils vraiment? Quelles alternatives sans électricité trouve-t-on aujourd’hui sur le marché? Le projet a consisté à développer, en collaboration avec l’Option céramique, 13 objets pour la conservation hors du frigo. Cette recherche a également pu bénéficié de l’expertise de Roldan Descamps (ULB), Frédéric Debaste (ULB) et Alicia Pereira (ZeroWasteBelgium.org). Esther B. a par exemple utilisé la céramique non plus comme contenant mais comme matière-même (sous forme de micro-billes) dans laquelle sont conservés les légumes-racines; Pauline J. quant à elle, s’est intéressée aux légumes nécessitant une hydrométrie élevée conservés dans une série de pots en céramique et leur panier qui permettent entre autres un apport d’eau nécessaire par capillarité; Aya I. s’est inspirée des maisons en terre de Mousgoum (nord du Cameroun) en dessinant un couvercle humidifié fonctionnant comme un chapeau à appliquer sur la plupart de nos corbeilles à fruits; Thibault quant à lui, a associé à une corbeille en céramique un brumisateur d’eau à très faible consommation pour conserver la plupart de nos fruits; enfin, Marylis s’est inspiré du façonnage des briques de construction pour conserver nos paniers du marché dans les mêmes conditions qu’une cave (env. 14-15°). Mais on a aussi tenté de conserver différemment du pain, du vin, du fromage, des herbes aromatiques… L’ensemble des propositions sont visibles ici. Dans le cadre du projet, les étudiants de Master 1 ont également développé BRUUD, un contenant en bois et lin pour la conservation du pain, qui reste d’ailleurs aujourd’hui en attente de financement afin que sa mise en production puisse voir le jour… (crédits photos: Miko/Miko Studio)
La Cambre & Exki, pour une transition vers le non jetable.
Janvier 2019, « fin des plastiques jetables »… Les Masters 1 ont travaillé en étroite collaboration avec EXKI pour trouver des alternatives à l’utilisation des plastiques jetables dans le quotidien de leurs restaurants.
Esther a remplacé les vitrocéramiques pour le maintien au chaud des soupes par un outil de conservation de la chaleur low tech sans électricité, inspiré de la technique de la marmite norvégienne; Pauline a cherché une alternative à l’emballage en plastique des sandwichs: une série de feuilles-test à base de marc de café, d’épluchures de pommes de terre ou de pain, inspirées du Markouk, et qui pourraient être cuites dans les fours d’Exki; Aya s’est également intéressée à l’emballage des sandwichs et des viennoiseries mais en utilisant un sac réutilisable fonctionnant comme une carte de fidélité; Marylis a envisagé une alternative aux gobelets en carton: un gobelet en fibre de bambou, très résistant, combiné à la carte de fidélité ; Marion a remplacé les bouteilles en plastique contenant les jus par de grands contenants créés sur-mesure pour EXKI; Alexandre a tenté de répondre au gaspillage des extra-cafés qui seraient désormais offerts sur demande du client et les inutilisés seraient récoltés dans des boîtes disséminées dans le restaurant; Nicolas a développé des emballages pour viennoiseries avec une feuille en papier craft pliée et compostable conçu pour la consommation sur place ou à emporter; Thibault a tenté de supprimer les condiments en dosettes (sel, poivre, huile, vinaigre et vinaigrette), normalement destinés à la vente à emporter, en les remplaçant par un plateau d’assaisonnement bien visible sur chaque table; Damian a synthétisé en une pièce les fonctions de la fourchette et de la cuillère – le couteau étant nettement moins sollicité dans le type de préparations Exki – en un seul objet en acier inoxydable: sa forme originale le destine aux repas rapides, et se veut donc moins incitante pour une utilisation prolongée à domicile…ou au vol de couverts au sein de l’enseigne; enfin, Luca s’est intéressé aux milliers de contenants pour desserts qui sont jetés chaque jour en imaginant un système de revalorisation de ces mêmes contenants, triés et nettoyées par le concours d’entreprises partenaires (Rekwup pour le lavage, Recycl pour le tri) afin de les réutiliser ensuite sur d’autres marchés (la quincaillerie, par exemple)- Exki deviendrait ainsi acteur d’un réseau plus vaste de partenaires, tous mobilisés par la réutilisation des contenants en plastique.






















